AUBELLE_Vincent

Vincent Aubelle est professeur associé à l’université de Paris-Est-Marne-la-Vallée et consultant auprès de collectivités locales sur les sujets liés à la réforme territoriale en particulier. Il sera l’animateur de la table ronde de ce lundi 20 avril 19h a Sainte-Florence salle du Vallon.

Alors que la loi relative à l’amélioration du régime de la commune nouvelle est publiée et que le projet de loi Notre vient d’être adopté à l’Assemblée nationale, Vincent Aubelle, dans ses interventions, insiste sur l’intérêt pour les élus locaux de savoir tirer profit au mieux des opportunités de simplification et d’optimisation financière qui en découlent à ce jour.

Vincent Aubelle est également un écrivain. Certains spécialistes se perdent dans leur science. Ils produisent des ouvrages auxquels nul ne comprend rien, si ce n’est eux-mêmes et une poignée de leurs collègues. D’autres savent au contraire puiser dans leur savoir pour forger des idées neuves et les rendre accessibles au plus grand nombre.

Vincent Aubelle est de ceux-là. En lisant Osons la décentralisation (éditions Berger Levrault), son récent ouvrage, vous découvrirez la vision juste de cet animateur, ou agitateur, vraiment pas comme les autres.

Prochain ouvrage de Vincent Aubelle, sur la Commune Nouvelle en particulier, a sortir le 25 mai prochain, extrait :

La commune « nouvelle », avenir de la commune?

L’échelon de base, donc, c’est la commune, mais attention : la commune « nouvelle ». Quesaco?

Un moyen intelligent et souple de surmonter la taille insuffisante de nos 36000 mairies (32000 d’entre elles ont moins de 2000 habitants). Dans l’esprit d’Aubelle, « il s’agit non pas de les supprimer, mais de les regrouper dans des ensembles d’au moins 5000 habitants », avec des dérogations (3000 habitants pour en montagne, notamment). Premier avantage: ces communes nouvelles disposeraient de la taille critique leur permettant de mener à bien certaines missions (l’urbanisme, par exemple). Second avantage: les anciennes communes continueraient d’exister. « Les maires et leurs adjoints jouent un rôle fondamental en matière de lien social, dont la France ne doit pas se priver », considère Aubelle. A la manière des arrondissements à Paris, Lyon et Marseille, les anciennes municipalités continueraient donc d’avoir des élus et de gérer certaines compétences: ouverture des salles de sport, état-civil, subvention aux associations, etc.

L’échelon intermédiaire, ce sont les intercommunalités. « Au moins 40000 habitants », suggère Aubelle. Avec cinq compétences dont les enjeux dépassent la taille des communes nouvelles: aménagement de l’espace; développement économique; expertises diverses (droit, emprunts, achats, etc); économies d’échelle (transports, assainissement, ordures ménagères, etc) et pouvoirs anciennement dévolus aux départements (social, collèges) ou aux régions (lycées).

En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/region/la-reforme-territoriale-qu-il-est-encore-temps-de-faire_1615224.html#fEQUvuKTrk84AvLB.99

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