Des régions plus vastes, des départements dont on ne sait pas encore ce qu’ils deviendront, des métropoles puissantes, la réforme territoriale en cours prévoit aussi un seuil de 20 000 habitants pour les futures intercommunalités.

Exister dans une intercommunalité plus vaste

Aux yeux de Christian Gillet, président du conseil général du Maine-et-Loire, « les intercommunalités du futur seront la réunion de communes nouvelles qui prendront progressivement la place des actuelles communautés de communes ». Sans forcément aller jusque-là, les élus des petites villes s’interrogent sur le rôle qu’ils pourraient jouer avec peu de représentants, voire un seul, dans un vaste conseil communautaire. Pour beaucoup d’entre eux, la commune nouvelle se présente comme la solution.

La commune nouvelle, alternative à une fusion d’intercommunalité

Combien d’élus ont été confrontés et le sont encore à des fusions qui posent problème. André Trottet, président de la communauté de communes du Massif de Perseigne, dans la Sarthe, était dans ce cas. Le schéma départemental de coopération intercommunale l’orientait vers une fusion avec une communauté voisine exerçant peu de compétences. « Tout le contraire de nous », déclare l’élu sarthois. « Nous avons un coefficient d’intégration fiscale de 0,70 quand le leur est de 0,28. Cette fusion obligeait nos communes à récupérer des compétences qu’elles ne pouvaient pas prendre en charge. La solution a consisté à substituer notre communauté à une commune nouvelle, Villeneuveen- Perseigne au 1er janvier 2015. »

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